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Mode arborescent

  1. #34
    Deuxième impondérable : la malédiction des amplificateurs trame (châssis CUC A au CUC 3000 90° produits entre 1981 et 1989).


    Depuis l’introduction des châssis à thyristors, l’étage trame chez Grundig s’est toujours distingué par des montages complexes, parfois difficiles à maîtriser. Avec l’arrivée du balayage ligne à transistor au début des années 1980, la marque a adopté des amplificateurs finaux trame de classe B, intégrés dans des IC de type "ampli OP". Ces derniers, utilisés jusqu’en 2004, pouvaient être complétés par des étages Push-Pull afin de répondre aux besoins des déflecteurs les plus gourmands.

    Parmi les circuits employés, on peut citer les TDA 1770 et 2655B pour les tubes 90° en 50 Hz, suivis des TDA 1670 et 2653A pour les versions en 110°. Plus largement, les références comme les TDA 8170 (=TEA 8170A1), 8174W, et 3653B se sont imposées. Toutefois, les modèles TDA 8350Q, 8356 et STV 9306(A) restent en dehors de ce cadre, tout comme le TDA 8214A ou B du CUC 5000. Les châssis 100 Hz, pour leur part, exploitaient des TDA 8172A1, 4173AF et STV9379A, également souvent associés à des Push-Pull, mais non concernés par les problématiques évoquées ici.

    Un amplificateur de classe B nécessitant une gestion rigoureuse du gain pour éviter la surchauffe, Grundig intercalait un condensateur électrolytique en série avec le déflecteur afin de limiter la composante continue. Sur les premiers châssis 90° (CUC A à CUC 3000), ce condensateur, généralement calibré à 1000 µF avec une tension de service de seulement 16V pour des raisons d’économie, était soumis à des contraintes importantes. Sa qualité laissant à désirer, il avait tendance à sécher ou à se mettre en court-circuit rapidement, provoquant divers désagréments : halos en haut de l’écran, ligne blanche horizontale, voire des dégâts plus graves.

    En cas de court-circuit, l’absence de limitation du gain rendait l’amplificateur incontrôlable, le transformant en véritable barbecue. La sécurité thermique interne des circuits intégrés trame, quand elle existait, était insuffisante, et les protections de certains châssis, dont nous tairons le nom par indulgence, étaient tout aussi inefficaces, voire absentes. Outre le risque de marquer le tube, ces défaillances entraînaient une surchauffe dangereuse du déflecteur, traversé par un courant anormalement élevé, pouvant aller jusqu’à faire fondre le col en verre du tube. Dans les cas extrêmes, des déflecteurs pouvaient même se détacher et tomber sur le châssis, provoquant une mini-implosion impressionnante, mais fort heureusement, confinée par le capot.

    Ce n’est qu’avec l’évolution du CUC 3000 que la tension de service des condensateurs a été portée à 25V sur tous les petits châssis, mettant un terme à la malédiction. Cependant, les séries antérieures avaient de quoi effrayer, d’autant plus que les techniciens, notamment en France, ne disposaient pas toujours des notes internes nécessaires pour anticiper ces problèmes. Une situation loin d’être idéale pour les clients, souvent pris au dépourvu face à ces défaillances impressionnantes, parfois accompagnées d’odeurs nauséabondes et de fumées inquiétantes.

    RVB
    Images attachées
    Dernière modification par tontonve ; 21/11/2024 à 19h17.
    Tontonve Charleville (08) et Chaumont (52)
    https://windows7passion.fr/grundig.html

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