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  1. #741
    Membre Avatar de Colorix
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    Bonjour BAISIN,

    Quelques petites rectifications sont nécessaires car tu n'as visiblement pas bien lu tous les détails de mon précédent message.

    Télé Luxembourg a émis de janvier 1955 à septembre 1971 en 819 LIGNES norme F (819 lignes "belge") puis en 625 lignes norme C ainsi que tu l'as indiqué, en couleurs SECAM, seulement à partir de 1971.

    Les émissions vers la Belgique se faisaient en UHF sur le canal 27 (et non pas 24) en norme "belge" H système PAL. Par la suite il y a eu en effet une permutation de canaux donnant le 24 à RTL-TVi et le 27 aux émissions en luxembourgeois en norme G - PAL.

    Mes sources reposent surtout sur les éditions du World Radio TV Handbook de cette époque.

    Pour le reste, s'agissant des émissions monégasques vers l'Italie, je ne me souvenais plus de cette Telemontecarlo 2 qui, je crois, n'a eu qu'une existence éphémère.

    Cordialement,
    Colorix
    Louis Marie Foratier

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  2. #742
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    Citation Envoyé par Colorix Voir le message
    Bonjour,

    Non, on ne s'écarte pas vraiment beaucoup du sujet car il a existé un cas de site émettant à la fois en PAL et en SECAM avec la même puissance apparente rayonnée de 1000 kW : Dudelange (Télé Luxembourg) sur le canal 21-H en L/SECAM et sur le canal 27-H en H/PAL.

    Toutefois, l'un visant les téléspectateurs français et l'autre, les belges, il est possible que la diffusion se soit faite avec des diagrammes directionnels différents.

    Selon la liste UER de 1982 ch 21 avait un max PAR dans le secteur 40 deg a 315 deg, ch 27 avait un max sur 357 deg (donc vers le nord). Les deux avec des antennes a 290 m d'hauteur.



    Pour les deux systemes de couleur, l'attitude de la BBC expertes techniques c'etait que le PAL se degrade avec distance en produsiant des couleurs de moins en moins vibrantes, mais toujours pas mals. Pour le SECAM des problemes de degradation avec la distance etait plus visibles, et cote pratique je m'en souviens qu'une image PAL se degradait avec de plus en plus de neige (pas donc desastreuse) mais que le SECAM (dans des conditions difficiles) produisait des neiges et taches rouges (et bleus dans des cas exigantes) qui etait vraiment embetants pour le telespectateur.


    Cote satellite je peux dire que les images SECAM sur 5 deg O etaient beaucoup mieux que n'importe quels autres services PAL sur les autres satellites. En simple, dans des conditiions ideels le SECAM etait au top!
    Dernière modification par mw963 ; 30/06/2018 à 11h14.

  3. #743
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    Bonjour.

    J'avais entendu dire que le SECAM était très stable et difficile à "démonter". Les opérateurs de trucages préféraient le PAL car plus simple à manipuler pour ce genre d'opérations.

    Le SECAM utilisait 2 sous porteuse pour la partie couleurs, une pour la composante bleu, l'autre pour la composante rouge.

    Le PAL n'en utilisait qu'une alternativement rouge et bleue, mais décalées en phase de 90°. En plus ces phases étaient inversées de 180° à chaque ligne d'où la signification de PAL => Phase Alternated Line.

    Pour mémoire le NTSC utilisait aussi une seule sous porteuse, mais n'inversait pas la phase des deux composantes d'où certaines aberrations de couleurs. NTSC ==> Never Twice the Same Color !

    Par satellite on n'utilisait pas la modulation d'amplitude, mais de fréquence/phase. Les qualités vidéo étaient meilleures et plus stables.

  4. #744
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    Citation Envoyé par Coplan Voir le message
    Salut Baisin.

    Pas simple de savoir qui fait quoi aujourd'hui pour ce qui est des réseaux câblés.

    Il est certain qu'il en existe encore très localisés qui n'ont pas encore changé leurs matériels pour passer au numérique. Il existe peut-être encore des "personnes du troisième âge" qui n'ont pas les moyens de changer leur télé CRT. Sur qu'ils emploient un "adaptateur" TNT avec sortie Peritel.

    Oserais-je vous dire que je reçois la télé par satellite depuis 25 ans d'abord en analogique, puis en numérique 28" et que je les regarde sur un CRT de 55cm 4/3 qui n'est même pas numérique ! C'est plus par flemme. J'ai une télé numérique avec les deux tuners et un CI en CI+ ! Il est dans ma chambre. C'est surtout là que je regarde la télé. Et puis j'aime bien mon CRT. Il est indestructible, il va avoir 15 ans et fonctionne tous les jours !

    J'ai juste un souci de place. J'habite dans une maison construite vers les années 1760/1770 et je ne peux pas installer une TV de plus de 24/28 pouces. Là le choix est plutôt réduit. On voit des pubs pour des 40, 43, 50, 55 et même 60 pouces, presque rien pour des tailles inférieures à 28 !

    Pourtant je suis un fervent du numérique contradictoire !

    SI le TV CRT marche bien, c'est stupide de vouloir le jeter. Chez moi, je n' ai que des CRT qui sont en bon état( TVC 8, TVC 12 Radiotechnique, ICC4 Thomson ), aucun ecran plat !

  5. #745
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    C'est bien pour ça que je les ai encore. Ils sont solides. Jamais de panne. J'attends juste qu'ils meurent et j'ai de quoi les remplacer au pied levé en cas.
    Plus le temps passe, plus les nouveaux seront complets avec de plus en plus de possibilités. Par exemple double tuner sat, double lecteur de carte et/ou module CI+, etc.
    Je ne suis pas pressé.
    Seul inconvénient avec les CRT. Leur définition incompatible avec les menus des décodeurs actuels. C'est limite lisible. On fait avec.

  6. #746
    Super Moderator Avatar de kiki37
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    Citation Envoyé par Coplan Voir le message

    Le SECAM utilisait 2 sous porteuse pour la partie couleurs, une pour la composante bleu, l'autre pour la composante rouge.
    4 250 kHz pour les lignes "bleu" *
    4 406,25 kHz pour les lignes "rouge" *
    Citation Envoyé par Coplan Voir le message
    Le PAL n'en utilisait qu'une alternativement rouge et bleue, mais décalées en phase de 90°. En plus ces phases étaient inversées de 180° à chaque ligne d'où la signification de PAL => Phase Alternated Line.
    cette sous-porteuse était à 4 433,619 kHz

    Citation Envoyé par Coplan Voir le message
    Pour mémoire le NTSC utilisait aussi une seule sous porteuse, mais n'inversait pas la phase des deux composantes d'où certaines aberrations de couleurs. NTSC ==> Never Twice the Same Color !
    en NTSC la sous-porteuse était à 3 579,545 kHz


    Ces sous porteuses étaient situées dans le haut du spectre vidéofréquence et transmises avec une atténuation de -6dB pour gêner le moins possible la luminance des récepteurs noir & blancs (compatibilité) ; mais en SECAM, l'amplitude de la sous-porteuse étant toujours maximum (FM), elle était plus visible.
    La fréquence de ces sous-porteuses est un multiple de la fréquence ligne utilisée.
    -------------

    * Sur mon Wobulateur Métrix j'avais les barrettes correspondantes pour régler les discriminateurs
    Dernière modification par kiki37 ; 30/06/2018 à 15h35.
    "Qui dira toute la malice dont les choses sont capables lorsqu'elles cherchent à vous embêter ?"...E.Aisberg (son C.V.)

  7. #747
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    Le PAL et le NTSC étaient, au départ conçu sur le même principe: Modulation d' amplitude chroma avec suppression de porteuse, bi-fréquence:


    3,58 Mhz sur le continent Américain, que ce soit le NTSC 3,58 ou le PAL-M et PAL-N


    4.43 Mhz pour l' Europe en PAL et en NTSC 4,43 Mhz( utilisé, autrefois par AFN TV en Allemagne pour les forces US basées dans ce pays)


    Le PAL 60 Hz 525 lignes, c' est le PAL Européen travaillant en 525 lignes 60 Hz, pour lire les disques ou les K7 VHS NTSC sur TV PAL 60 Hz 525 lignes( circuits travaillant en 525 lignes 60 Hz au lieu de 625 lignes 50 Hz)


    Mais, le PAL verrouille la phase de R-Y à chaque ligne en alternance( en 625 lignes, ou 525 lignes), que ce soit en PAL Europe, ou PAL-M 3,58 Mhz avec 525 lignes 60 Hz, ou PAL-N 3,58 Mhz avec 625 lignes 50 Hz. Le PAL avec 3,58 Mhz est utilisé en Amérique latine:
    -Lusophone, en PAL-M
    -Hispanophone, en PAL-N

  8. #748
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    Le ntsc est une norme un peu spéciale.

    Quand en 5001 j'avait été au Québec,j'avait noTé un léger avancement du son par rapport à l'image. Mais vraiment léger que l'on peut pas si on y fait pas attention le voir.

  9. #749
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    Les antennes d'émission TV en France dans les années 50-60 :
    la Normandie


    1) Caen - Mont Pinçon


    Alors que jusqu'à présent la R.T.F. avait donné la préférence aux régions proches des frontières du nord, de l'est et du sud-est pour développer son réseau d'émetteurs de télévision face à la concurrence des pays frontaliers, c'est désormais de la mer qu'arrivent des ondes étrangères, avec la mise en service le 3 octobre 1955 dans les îles anglo-normandes (Jersey, Guernesey, Aurigny, Sarck), d'un émetteur de la B.B.C. sur le canal B4-H (vidéo 61,75 MHz - audio 58,25 MHz).


    C'est en effet le seul canal disponible pour la B.B.C. à cet endroit parmi les cinq qu'elle utilise dans la bande I : même les émetteurs de Rowridge sur l'île de Wight sur le canal B3-V, et de Wenvoe dans le Pays de Galles sur le canal B5-V, seraient susceptibles de provoquer des interférences en cas d'utilisation à Jersey. Quant aux canaux B1 et B2, c'est exclu puisqu'ils sont occupés par le canal F2-H attribués à la R.T.F. à Caen :


    Le seul canal restant disponible en 1955 pour les îles anglo-normandes était à l'évidence le B4.
    C'est la raison probable du remplacement du canal F4-H, initialement attribué à la R.T.F.,
    par le canal F5-H "hors bande" en bande III pour son futur émetteur de Rennes.

    D'après carte BBC Handbook © 1956

    Situé au lieu-dit Les Platons, au nord-est de Jersey, l'émetteur, d'une puissance apparente rayonnée de 1 kW seulement, est néanmoins correctement reçu dans une bonne partie du Cotentin et de la côte nord de la Bretagne :


    La zone de réception de l'émetteur BBC Les Platons dès 1955
    Document © Télé-Magazine (1960)

    De hauteur modeste (60 mètres environ), le pylône avait à peu près l'aspect de celui des Isles Scilly (pointe sud-ouest de l'Angleterre) photographié ci-dessous en 1983 :


    Deux différences sont à noter entre Les Platons et les Iles Scilly (photographie ci-dessus ) :
    1) Pas de cylindre d'émission UHF aux Platons, qui n'a émis qu'en 405 lignes VHF.
    2) L'antenne de réception du signal 405 lignes (en bas) était verticale, dirigée
    sur
    North Hessary Tor (canal B2-V) et non horizontale (dirigée ici sur Redruth, canal B1-H)

    Document © mb21.co.uk
    N'hésitez pas à aller visiter ce site passionnant sur
    les émetteurs de radio-TV britanniques (et autres)
    auquel participe d'ailleurs activement notre ami
    mw963


    Malgré la barrière de la langue, la R.T.F. prend au sérieux cette concurrence car, même si le 405 lignes britannique est obsolète, la bataille des standards est toujours d'actualité à cette époque.

    Dans cette zone touristique
    très fréquentée par les Parisiens comme par les étrangers (Mont Saint-Michel, citadelle de Saint-Malo, plage de Granville...) il ne saurait être question de laisser les grands hôtels s'équiper de téléviseurs ne proposant que les émissions anglaises à leurs clients fortunés attachés à un certain confort.

    La mise en service de l'émetteur de Basse-Normandie est donc hâtée et les études sont lancées dès 1955 pour retenir le lieu d'émission.
    Ce sera sur le Mont-Pinçon, sur la commune du Plessis-Grimoult, qui domine de ses 362 mètres le département du Calvados :


    La zone de réception prévue devrait, non seulement couvrir la quasi-totalité de celle des Platons, mais aussi s'étendre au Sud vers l'Orne, la Mayenne et même le nord de la Sarthe...


    Document © Ouest-France

    Dès le 20 janvier 1955, exactement trois semaines après les débuts de la B.B C. à Jersey, la R.T.F. a pris la précaution de prévenir que ses émetteurs de l'Ouest subiront un certain retard :


    Document © Ouest-France

    Et encore... ces retards vont être encore plus grands que ce qui est annoncé ci-dessus. Pour des raisons que nous évoquerons lors de sa présentation à venir, l'émetteur de Rouen ne sera mis en service qu'en octobre 1956, mais c'est un privilégié par rapport aux autres : les petits relais de Cherbourg et du Havre auront deux ans de retard (été 1958), Bordeaux ne démarrera ses émissions qu'en décembre 1957, et il faudra attendre 1960 pour remplacer les petits relais de 3 Watts (Limoges) et de 50 Watts (Rennes et Nantes) effectivement mis en service, en 1957, mais avec des zones de réception minuscules à la place de ceux de 20 kW initialement prévus à cette date

    Le canal retenu pour le Mont-Pinçon est le F2 (vidéo 52.40 MHz - audio 41.25 MHz) en polarisation horizontale, et la puissance crête-image sera de 20 kW. C'est le tout premier émetteur de forte puissance à fonctionner en bande I avec la définition de 819 lignes : Liège en Belgique, et (très brièvement) le Felsberg de Telesaar ne seront mis en route qu'en 1958.

    On peut s'étonner du choix de ce canal, alors que la B.B.C. très proche émet uniquement sur cette bande I, ce qui ne manquera pas de provoquer des problèmes d'interférences avec les stations britanniques de grande puissance, même si celles-ci utilisent la polarisation verticale.

    Les travaux du Mont-Pinçon se poursuivent néanmoins activement :


    Document ©
    Ouest-France




    Document © Magazine Le Haut-Parleur (1956)

    Pour afficher la photographie de couverture, cliquer ici
    (document PDF ©
    Le Haut-Parleur - Taille 300 ko)


    Document © Magazine Le Haut-Parleur (1956)
    Pour plus de détails techniques sur l'émetteur, cliquer ici
    (document PDF ©
    Le Haut-Parleur - Taille 176 ko)


    Finalement, l'émetteur est mis en service, jour symbolique, le 14 juillet 1956 et officiellement inauguré par le ministre de l'Information quelques jours plus tard :


    Cliquer dans l'image ou ici pour une parfaite lisibilité de cet article
    Document ©
    Ouest-France



    Le centre émetteur R.T.F. de Caen Mont-Pinçon en 1956.
    L'antenne Supertourniquet est à peine visible à son sommet.

    Noter le petit pylône construit par les P.T.T. pour leur faisceau hertzien.
    Document © Delcampe.net

    La zone de réception du Mont-Pinçon s'avère bien plus vaste que celle initialement prévue, ce qui ne manque pas de susciter un très vif intérêt (largement relayé dans la presse - voir ci-après) mêlé d'impatience de la part des populations éloignées qui le reçoivent de façon parfois acrobatique, voire même sporadique...


    Réception jusqu'à Laval (Mayenne) à 100 km de l'émetteur...
    Document ©
    Ouest-France




    Avec la même distance en Sarthe, à 20 km au nord-est du Mans...
    Document ©
    Ouest-France



    Encore un peu plus loin, à 120 km...
    Document ©
    Ouest-France



    Et même à 150 km...
    Document ©
    Ouest-France


    Mais la palme revient à... la Vendée avec des réceptions aux Sables d'Olonne, à 287 km de l'émetteur, soit la même distance qu'entre le Mont-Pinçon et... le centre de Londres :


    Cliquer dans l'image ou ici pour une parfaite lisibilité de cet article
    Document © Ouest-France


    Document ©
    Ouest-France


    Dans toutes les recherches de documents d'archives liés au développement du réseau, jamais jusqu'à présent ne s'était présentés autant de témoignages enthousiastes liés à la mise en service d'un émetteur de télévision. La Sarthe notamment, qui se manifestera, nous le verrons, à plusieurs reprises pour hâter la mise en service d'un "relais" sur son territoire. Élus comme population ne comprenaient pas comment, situés relativement près de Paris, ils allaient devoir attendre plusieurs années et passer obligatoirement par l'artère hertzienne de Rouen et Caen, au lieu d'avoir leur liaison directe avec la capitale. C'est pourquoi, malgré toutes les difficultés liées à l'éloignement et à la très grande sensibilité du canal F2 au parasites automobiles, nombreux étaient ceux qui ne voulaient pas attendre et s'équipaient en conséquence.

    Certains profitaient de cet engouement, en particulier ce commerçant du Mans qui faisait régulièrement des annonces dans les journaux sous la forme d'articles de
    presse pour inciter les Sarthois à s'acheter un téléviseur :


    Cliquer dans l'image ou ici pour une parfaite lisibilité de cet article
    Document © Ouest-France
    Dernière modification par Colorix ; 11/07/2019 à 16h34. Motif: au
    Colorix
    Louis Marie Foratier

  10. #750
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    861
    La radio FM puis la Deuxième Chaîne : le Mont-Pinçon privilégié

    Lancée quelques mois plus tôt à Paris et dans quelques rares villes de province
    , la toute nouvelle Deuxième Chaîne est mise en service par l'ORTF dès le 1er trimestre 1965 au Mont-Pinçon, qui fait partie des tout premiers sites bénéficiaires de son développement :


    Quelques mois après le Mont-Pinçon, dans le second trimestre de 1965,
    l'émetteur secondaire du Havre-Harfleur accueillera lui aussi la
    Deuxième Chaîne


    Document © Télé 7 Jours (avril 1964)

    Alors que Rouen devra attendre 1966 pour bénéficier de la nouvelle chaîne, l'émetteur bas-normand, d'une puissance de 50 kW crête-image (soit 1000 kW de Puissance Apparente Rayonnée) est donc mis en service sur le canal 25 UHF

    Nous avons vu qu'en 1956 ce sont des panneaux de type Supertourniquet qui ont été posés pour la Première Chaîne, et il semblerait qu'aucun autre émetteur en bande I n'ait par la suite été équipé de ce types d'antennes, vraisemblablement parce que cela allait compliquer l'installation des antennes UHF de la Deuxième Chaîne en préparation.

    On ne dispose pas de photographie de la période de 1965 à 1968, et l'on peut penser que la disposition de ces aériens VHF, et la relative finesse de leur mât de support, ont dû empêcher la pose d'un imposant cylindre UHF, habituel à cette époque, au sommet du pylône. Très vraisemblablement, des panneaux UHF ont dû être posés juste sous les antennes VHF à cette époque.

    De juin à septembre 1968, l'ORTF a fait construire au côté du pylône en treillis de 200 mètres, seulement âgé de douze ans, un tout nouveau mât tubulaire (technologie alors en vogue pour les intercalaires) un peu plus haut (216 mètres) dans le but d'améliorer la réception des deux chaînes, mal reçues dans certaines vallées encaissées de la "Suisse Normande", notamment la Deuxième Chaîne passée en couleurs un an plus tôt.C'est ce nouveau pylône que l'on voit à droite sur ce document rare, qui nous le montre auprès de l'ancien mât déjà débarrassé de ses Supertourniquet :


    Mont-Pinçon, fin 1968 : à droite, le nouveau mât tubulaire vient d'être mis en service avec, en
    partant du sommet, le cylindre protégeant les antennes UHF. Dessous, les panneaux d'émission
    radio FM surmontant, ceux de la bande I. En bas, le faisceau hertzien reliant la station régionale.
    Merci à notre ami
    mw963 pour les précisions concernant les antennes bande I et radio FM.
    Cliquer dans l'image ou
    ici pour l'afficher en grande taille.


    Document © Delcampe.net

    En radio FM,dans
    seulement quelques centres de province, on ne trouvait qu'un seul émetteur qui avait diffusé de 1954 à 1956 un Programme RTF Haute-Fidélité ancêtre de France Musique.

    A Caen, l'ancien mât avait accueilli, dès 1957, trois émetteurs FM de 12 kW diffusant le Programme National (ancêtre de France Culture) sur 87,8 MHz, le Programme Parisien (futur Inter-Variétés, programme pour les seniors) sur 91,5 MHz et Paris-Inter (ancêtre de France Inter) sur 95,6 MHz. Par la suite, après refonte des réseaux, ces émetteurs allaient relayer les trois grands réseaux France I (futur France-Inter), France III (futur France Culture) et France IV (futur France Musique). France II (Régional) était diffusé par un petit émetteur ondes moyennes de 10 kW à Louvetot, près de Rouen.

    Le temps que les divers réseaux FM se développent, le Mont-Pinçon est resté quelques années un cas unique avec ses trois émetteurs. En fait la RTF, n'ayant pas de station ondes moyennes en Basse-Normandie, avait décidé de recourir très tôt à la FM pour améliorer l'écoute de ses principales "chaînes" de radio dans ce secteur.

    Dans le deuxième semestre de 1974, l'ORTF lançait au Mont-Pinçon la Troisième Chaîne sur le canal 28-H, suivie à l'été 1978 par TF1 Couleur, qui permettait enfin aux téléspectateurs, même ceux sans récepteur couleur, de capter cette chaîne sans les interférences nombreuses infligées au canal F2 par les nombreux émetteurs britanniques d'outre-Manche diffusant BBC1 en 405 lignes sur la bande I.

    Quelques années plus tard, en 1984, Canal Plus parvenait à faire remplacer l'ancien canal bande I pour émettre en bande III, sur un nouveau canal L09-H (vidéo 208 MHz - audio 214,50 MHz) avec 200 KW de P.A.R., puis le Mont-Pinçon accueillait dans les années suivantes, deux émetteurs UHF de 100 kW P.A.R., sur le canal 61-H pour M6 et sur le canal 64-H pour France 5 / Arte, tandis qu'entre temps la puissance du "triplet" 22-25-28 était, comme pour tous les autres émetteurs UHF de 50 kW crête-image, ramenée de 1000 à 500 kW P.A.R. :


    Le Mont-Pinçon à l'époque de l'analogique, avec Canal Plus en bande III.
    Document © Site de M. Thierry Vignaud
    Photographie © M. Patrick Demars (2002)

    En radio FM, normand14 nous précise " l'installation dans les années 80 d'un quatrième émetteur radio FM d'une puissance de 100 kW [P.A.R. - NDLR] destiné à la diffusion de Radio-France Normandie Caen sur la fréquence 102.6 Mhz.". Il nous apporte également des précisions sur la station régionale de télévision de Caen, mise en service en même temps qu''un décrochage local de France-Inter à Cherbourg, que vous découvrirez un peu plus loin sous la rubrique consacrée à l'émetteur de Digosville.

    Comme dans toutes les autres régions, la remise à plat complète des fréquences de télévision, en concertation avec les pays voisins, notamment le Royaume-Uni tout proche, a permis d'attribuer au Mont-Pinçon tous les multiplex prévus lors des diverses phases de la T.N.T. depuis 2006.


    Vue satellite du site du Mont-Pinçon, sur la commune du Plessis-Grimoult (14)
    Cliquer dans l'image ou
    ici pour l'afficher en grande taille

    Document © Google Maps
    Collection Coplan



    Cliquer dans l'image ou ici pour l'afficher en très grande taille et en apprécier les détails.
    Document © TDF



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    Document © TDF



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    Dernière modification par Colorix ; 23/10/2018 à 16h22.
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    Louis Marie Foratier

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